Avant même que les personnes reliées au défunt se présentent devant moi, le défunt est déjà près de moi et s’est manifesté. Mon canal fonctionne dans ce cas comme un phare en pleine mer : il attire les âmes, comme sa lumière attire les bateaux. C’est ainsi que les défunts se rendent compte qu’ils peuvent s’approcher pour quelques instants à un port sécurisé en ayant de fait, l’éventuelle possibilité de pouvoir communiquer avec leurs familles terrestres… (Extrait du livre « La petite fille qui parlait au soldat mort » Paris – Ed. Le loup des steppes)

Moi et la médiumnité

Un médium est un intermédiaire entre le « monde du haut » et le « le monde du bas. Depuis toute jeune enfant, je parle, je communique avec le monde des défunts sans en avoir appris, ce que nous pourrions appeler les règles, la méthode…c’est inné et facile chez moi. Je ne dis pas que cela ait été aisé à mettre en place dans un monde très cartésien, néanmoins, c’est une partie de qui je suis que j’ai toujours approuvée, encouragée, aimée. Pourquoi ? Simplement parce que le monde des morts est un monde à respecter et parfois à aider, tout autant que celui des vivants. Au fil des années, cette capacité, ce don m’a permis de mieux comprendre le complexe monde des Âmes, ses règles, ses secrets… J’ai pu aussi mieux appréhender le délicat moment de l’avant-mort, de la mort, de l’après-mort et du deuil.

Si nous considérions la mort comme nous considérons la vie, nous pourrions aider ceux que nous aimons à faire ce passage avec beaucoup plus d’amour, beaucoup moins de peur.